Le combat de
la transition et de l’espoir ,
par Baba Ould Jeddou
Ahmed Ould Daddah
Au début des années 90 les objectifs
des forces de progrès étaient clairs et
soutenus par la majorités des mauritaniens engagés contre les forces rétrogrades
symbolisées par
le régime de Ould Taya . A la suite des résultats des élections présidentielles
du 11 mars 07, les
orientations semblent les mêmes, imprévisibles, inadmissibles certes et la
régression sensible, mais
ne remettent pas en cause la bataille rangée des deux camps.
Depuis l’indépandence, notre peuple et les Forces du Changement, sont engagés
dans des luttes gigantesques contre les anciens systèmes, l’obscurantisme qui
l’anime et
l’organise et le système rentier bureaucratique qui le nourrit . Il en paie le
prix le plus fort, celui
du sang, du deuil, et de la régression sur tous les fronts .
Au delà des sacrifices qu’ils consentent et des souffrances qu’ils endurent, ils
ne cessent de renforcer leurs combats en gardant fermement l’espoir de vaincre
les monstres et
de dépasser le système actuel et de s’ouvrir des perspectives de démocratie
véritable, de
liberté, de progrès et de justice sociale.
Il faut signaler que la transition véritable en Mauritanie ne commencera
qu’après le deuxième tour de l’élection présidentielle du 25 mars 2007.
Dans une conjoncture comme la nôtre, la gestion du facteur temps est décisive et
vitale. Une marche vers un rassemblement de l’ancienne opposition à l’exemple de
la CFCD
doit être attendue et espérée pour bouleverser l’ordre des choses. Une mise à
l’heure des grands
rendez-vous de l’histoire pour la libération d’un formidable potentiel d’énergie
et de forces
nouvelles, mobiles et mobilisables est envisageables.
Ce mouvement doit être appelé à formuler l’exigence d’une recomposition du champ
politique autour d’enjeux cette fois-ci réels avec le rejet viscéral des
pratiques peu glorieuses
de notre société ainsi que les tergiversations politiciennes.
Le candidat du RFD arrivé en deuxième position des élections présidentielles en
Mauritanie fait parti de nos compatriotes et de leurs organisations politiques
et sociales qui
ce sont illustrés sous le régime de Ould Taya dans le combat des rangs de
l’ancienne opposition à
l’intérieur du pays et soutenu à l’extérieur par des mouvements politiques et
des organisations
des droits humains.
Nous ne devrions pas perdre de temps dans les palabres stériles et dans les
procès d’intention qui ont souvent les méfiances tenaces d’une guerre de
position. La solution à la
crise que nous traversons n’est pas réalisable sans la participation effective
du candidat Sarr
Ibrahima, d’autres candidats semblables peu importe leurs scores et de la CFCD.
Il s’agit désormais, d’ouvrir un dialogue face aux données nouvelles de la
situation, aux exigences et défis importants et décisifs qui sont imposés à
notre peuple, de
prolonger et de consolider ce combat en lui donnant des organisations politiques
et sociales
dynamiques, moralement crédibles et puissantes, dotées de stratégies et de
tactiques lucides
et cohérentes correspondant mieux aux enjeux véritables de la transition
prochaine, capable de
conduire intelligemment ces luttes et de les faire progresser.
Il s’agira d’aboutir à l’irréversible rupture avec les immondes pratiques, qui
ont transformé notre société en un nid ou cohabitent la mafiocratie, la
traîtrise, l’indigence
intellectuelle, le populisme et la médiocratie avec la complicité d’une
administration gérées
paradoxalement par les promus du système que représente EL MITHAQ et les hommes
qui se parent
aujourd’hui, d’une certaine virginité et se proclament comme incontournables
dans l’opération de
sauvetage du pays. Or lorsqu’ils avaient eu l’occasion de servir la nation, ils
n’avaient fait que
se servir ou se taire sur toutes les ignominies.
Ahmed Ould Daddah et tous les patriotes doivent lancer un appel au candidat Sarr
Ibrahima, à d’autres candidats indépendants peu importe leurs scores (de Dahane
au PLEJ) et
de la CFCD pour la formation d’un renouveau politique qui aura à cristalliser
encore davantage la
montée quantitative et qualitative des forces de la démocratie et du progrès, et
à être un maillon
et un jalon important dans la voie du rassemblement de toutes les forces
patriotiques et
démocratiques, condition sine qua non pour sortir la Mauritanie de la crise et à
l’engager dans
la voie du progrès.
L’APP, Sarr Ibrahima, HATEM, UFP, Dahane, Ould Cheikhna, PLEJ sont les
composantes qui décideront aujourd’hui de notre avenir démocratique. C’est
aussi, celles des jeunes dont les revendications sont à la mesure du drame
qu’ils vivent, des femmes qui demeurent la source principale de survie des
populations restées dans les campagnes, par le travail acharné qu’elles
fournissent pour survivre dans les quartiers taudis. Et des bras que l’on
retrouve dans les activités informelles, les entreprises, les administrations,
les ateliers, les chantiers et les champs.Ceux à qui on a confisqué l’espoir. Il
ne sera plus possible de maintenir leur exclusion de la gestion de la cité.
L’espoir est dans les différends projets de société des forces du changement et
dans l’expression multiple des opinions mauritaniennes tant à l’intérieur qu’à
extérieur du pays.
En un mot, l’espoir réside dans le combat des forces du changement pour la
victoire le 25 Mars 2007.
Dés que la majorité des acteurs précités, aura senti une ferme prise en charge
des problèmes du pays sur la base d’un consensus national, elles s’impliqueront.
Baba Ould Jiddou, militant
du mouvement « EL HOR »