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  Le mauritanien Bonjour
Soutenons Ould Daddah, par Mohamed Aly Ould Louly


Ahmed Ould Daddah



Il revient de droit à Ahmed O. Daddah de bénéficier du soutien inconditionnel
des forces du changement. Il s'agit d'une question de principe que ne sauraient
trahir les faibles mésententes qui existent au sein du pole du changement.
Nous avons, dans une dizaine de jours, la possibilité, inespérée il y a
seulement deux ans, de propulser à la tête du pays l'un des principaux
opposants du régime déchu. Cela serait un énorme gâchis de laisser filer cette
chance historique. Elle risque, si elle est perdue, de ne plus jamais se
présenter.


S'il n'est pas achevé à cette rare occasion, le régime déchu aura alors
effectivement tout le temps nécessaire pour être reconstruit, et même
démocratiquement ragaillardi, par ses éléments aujourd'hui regroupés derrière
la candidature de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Ce dernier, pour qui j'ai
personnellement un grand respect, n'y est peut être pour rien, mais son
entourage est aujourd'hui principalement formé d'éléments de l'ancien régime,
téléguidés par certains membres du CMJD, qui s'accrochent toujours au pouvoir.

Qu'Ahmed Ould Daddah ait eu quelques maladresses dans certaines déclarations de
campagne et que son parti soit rejoint par d'anciens éléments du régime, sont
autant d'équivoques qui ne constituent pas une raison suffisante pour
développer et entretenir un avis exagérément négatif sur lui et son parti.
Il faut même reconnaître que la migration du PRDS vers le RFD est un phénomène
qui a contribué à la division et la destruction, encore inachevée, de l'ancien
régime. Le RFD avait su, lors des élections municipales et législatives, battre
l'ancien régime en retournant contre lui quelques uns de ses propres éléments.
Le recyclage de ces nouveaux éléments n'est par ailleurs pas un danger
insurmontable pour un parti politique vieux d'une quinzaine d'années.
Il y a donc finalement une seule attente qui est à la hauteur de nos actuelles
chances de gagner au deuxième tour. C'est celle d'exiger de Ould Daddah de
demeurer le véritablement candidat du changement et de la reforme qu'il était
et qu'il est toujours. Il lui incombera donc de conduire les grandes et
nécessaires réformes dont le pays a tant besoin.


Ahmed avait déjà appelé à un gouvernement d'union nationale après les élections
législatives et municipales. Apres les Réformistes qui l'ont déjà fait, c'est à
Massoud, Sarr, Hananna, Maouloud, Dahane, Chaikhna, Ba et Haidallah, de lui
tendre aujourd'hui la main pour porter aux affaires les forces du changement et
de la reforme (islah wat-taghyir) qu'ils dirigent ensemble.

 

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