Un candidat à la
présidentielle mauritanienne prône la prolongation de la transition
APA-Nouakchott (Mauritanie) Un candidat à la
présidentielle mauritanienne de mars 2007, Mohamed Lemine Chbih Ould Cheikh
Malainine, président du Front populaire (FP), a appelé, mercredi lors d’un
rassemblement de ses sympathisants à Nouakchott, à la prolongation de la période
de transition et la désignation d’un gouvernement d’union nationale.
« Le processus de transition a pris un tournant dangereux menaçant l’avenir du
pays en raison de l’ingérence des autorités de la transition dans les affaires
politiques », a estimé Ould Cheikh Malainine, ajoutant que cela « a conduit le
FP à rechercher une issue de sortie et à appeler à étendre la période de la
transition d’une année suivie directement de l’annonce d’un gouvernement d’Union
nationale ».
Pour lui, un tel gouvernement permettra la cohabitation de toutes les formations
politiques représentées au parlement ainsi que les organisations de la société
civile. Il s’agit de rétablir la confiance entre les différents acteurs et faire
réussir la transition qui se trouve à deux pas de l’échec, a-t-il expliqué.
Le processus de transition enclenché par les militaires après s’être emparés du
pouvoir en renversant l’ex-président Maaouya Ould Taya, le 3 août 2005, doit
prendre fin après l’élection présidentielle de mars prochain.
Le candidat s’est par ailleurs engagé, en cas d’élection, à introduire des
amendements constitutionnels permettant la création d’un système administratif
régional soumis aux citoyens et à désigner un "Moufti de la république" en tant
que référence sur le plan religieux.
Côté politique, le chef du Front populaire a préconisé la suppression du Sénat,
l’introduction de la proportionnelle régionale et le relèvement du nombre de
membres de l’Assemblée nationale à 120 députés.
Evoquant l’unité nationale et la justice, le candidat Ould Cheikh Malainine a
promis, une fois élu président, de gommer toutes les différences entre les
franges de la société, notamment les séquelles de l’esclavage.
S’agissant de la diplomatie, il s’est engagé, en cas de victoire, à rompre les
relations diplomatiques avec Israël, qu’il a qualifiées de « peu flatteuses et
d’inutiles ».