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MAURITANIE - 14 mars 2007 - AFP -Un parti politique et quatre candidats éliminés au premier tour de l'élection présidentielle du 11 mars en Mauritanie ont pris position mercredi en vue du second tour qui opposera le 25 mars Ahmed Ould Daddah et Sidi Ould Cheikh Abdellahi. Les "Réformateurs centristes" (islamistes modérés) ont décidé de soutenir Ahmed Ould Daddah, le candidat de l'ex-opposition, qui a obtenu 20,68% des suffrages, a affirmé leur chef, Jemil Ould Mansour. M. Ould Mansour, dont la formation avait appuyé la candidature de Saleh Ould Henenna (7,65% des votes) au premier tour, a appelé ses sympathisants à "se mobiliser pour réaliser le véritable changement escompté" en Mauritanie. "Il faut continuer le combat pour éviter le retour à la case départ" a ajouté M. Ould Mansour estimant que M. Ould Daddah était son candidat favori en raison de son "parcours, son combat permanent pour le changement et ses compétences personnelles". Sidi Ould Cheikh Abdellahi, l'autre candidat qualifié pour le second tour de la présidentielle (24,79% des voix), a pour sa part reçu mercredi le soutien de quatre petits candidats éliminés, totalisant environ 1% des voix. MM. Ould Daddah et Abdellahi poursuivaient mercredi leurs contacts avec les autres candidats à la présidentielle, qui "négocient" et "posent des conditions" à leur ralliement, selon des sources proches des deux candidats qualifiés. L'organisation d'un deuxième tour constitue une première dans cette ex-colonie française de 3,1 millions d'habitants où l'alternance politique s'est toujours faite par la violence. Depuis l'indépendance en 1960, les présidents sont arrivés au pouvoir par des coups d'Etat et se sont ensuite faits réélire dès le premier tour lors de scrutins entachés de fraudes. Source : www.jeuneafrique.com
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