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Le Colonel Vall abandonne sa "carte blanche"

APA-Nouakchott (Mauritanie) Les bulletins blancs ne seront pas pris en compte dans le décompte des suffrages exprimés lors du scrutin présidentiel prévu le 11 mars prochain en Mauritanie, a déclaré mercredi à Nouakchott le ministre mauritanien de la Communication, Cheikh Ould Ebbe. Le ministre a apporté ces précisions lors d’un point de presse à l’issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

Samedi, le chef de l’Etat mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, avait suscité un tollé de protestations en estimant, devant le congrès des maires, qu’un candidat à la présidentielle ne sera considéré vainqueur que s’il remporte 50% des suffrages exprimés, y compris les bulletins blancs. Ces déclarations ont été aussitôt interprétées comme étant une volonté du colonel Ould Vall de barrer la route à tous les candidats pour se donner toute la latitude d’organiser une autre élection qui, cette fois, ne sera pas interdite aux membres du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), au pouvoir depuis le 3 août 2005.

« Dans le cadre des lois en vigueur qui considèrent les bulletins blancs comme entrant dans le décompte des suffrages exprimés (article 32 du décret 86-130 en date du 13 août 1986), il n’est pas exclu, au sujet des élections présidentielles, ni à travers la Constitution et les textes subséquents, qu’aucun des candidats ne soit certain d’obtenir la majorité absolue des voix exprimées, aux premier et deuxième tour des élections présidentielles », a reconnu Ould Ebbe dans son point de presse.

Pour lui, cet état de fait « que les textes ont jusque là ignoré et qui est devenu très probable, pourrait mettre le pays dans une situation électorale inachevée, sans vainqueur, en raison de l’absence de majorité absolue ». Le ministre a précisé que pour éviter une telle situation, le gouvernement a approuvé un projet de décret visant à trouver une solution légale stable à introduire dans le système de ces élections présidentielles pour donner une nouvelle définition du concept de « suffrages exprimés » ne recouvrant plus les bulletins blancs. De cette manière, l’un des candidats doit nécessairement obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés, a expliqué Ould Ebbe, également porte-parole du gouvernement.

L’élection présidentielle pour laquelle 20 candidats ont postulé mettra fin au régime militaire qui a découlé du renversement de l’ex-président Maaouya Ould Taya, le 3 août 2005.Un deuxième tour de cette élection est éventuellement prévu le 25 mars.

MOO/od/APA
01-02-2007

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