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APA-Nouakchott (Mauritanie) Les 19 candidats à la présidentielle mauritanienne, prévue le 11 mars, affirment tous incarner le changement comme réponse aux demandent sociales déclinées par les électeurs.Ils savent qu’ils sont fortement attendus sur le terrain des réponses à apporter aux questions sociales urgentes qui structurent le quotidien des électeurs de Mauritanie. Saleh Ould Hanena, leader du Parti mauritanien pour l’unité et le changement (Hatem), un ancien putschiste emprisonné puis grâcié à la faveur du coup d’Etat du 3 août 2005, n’y va pas par quatre chemins en qualifiant son programme électoral de "traitement rapide et efficace de tous les problèmes et maux dont souffre notre société". Au cours d’un meeting à Aouin (est) du pays, il a fait référence à l’esclavage qui ne peut être jugulé, a-t-il dit, "par des décisions mais par un travail permettant l’effacement de ses séquelles". Messaoud Ould Boulkheir, lui-même descendant d’esclaves, utilise presque les memes remèdes lorsqu’il déclare qu’une fois élu, il appliquera les mêmes recettes universelles pour "enrayer ce phénomène et ses séquelles". Ould Hanena, patron des ex-Cavaliers du Changement, promet également à ses concitoyens, une fois élu, de "procéder à la distribution équitable des richesses du pays". De son côté, l’ancien président Mohamed Khouna Ould Haidalla, qui vient de boucler sa tournée électorale dans l’est du pays promet, avec son slogan "la force du changement", de désenclaver cette partie de la Mauritanie et de construire des infrastructures de base à caractère socio-économique dans tout le pays. Dans sa déclaration de candidature, M. Ould Haidallah a dit constater que "ces vingt dernières années ont été marquées par de graves dérapages qui ont secoué les fondements et les valeurs de notre société, faisant planer le doute et l’incertitude sur l’avenir du pays". Il met implicitement en cause le système du président déchu Maouya Sid’Ahmed Ould Taya, accusé très souvent d’avoir mis en jeu la stabilité du pays.Se présentant comme l’homme capable de ressouder les fissures subies par la société mauritanienne, le journaliste Ibrahima Sarr, leader du Mouvement pour la Réconciliation nationale (MRN), s’est engagé, partout où il passe, à "crééer les conditions d’une véritable réconciliation nationale". Laquelle passe, selon lui, par la réparation des "préjudices subis durant les évènements de 1989-1991" entre la Mauritanie et le Sénégal qui se sont soldés par des flots de déplacés de part et d’autre des rives fleuve Sénégal. "Je n’accuse pas mon frère arabe d’être responsable de telles exactions, c’est le pouvoir absolu d’un homme (Ould Taya) et de son système qui sont en cause", s’empresse de préciser M. Sarr. Dans une autre déclaration, M. Sarr souligne les héritages à la fois négro-africaines et arabes de la Mauritanie qu’il s’engage à ramener dans le giron de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qu’elle a quittée officiellement en 2000. Le porte parole de Mohamed Ould Maouloud, le spécialiste de droit public très connu en Mauritanie, Gourmo Lô, est dans le même état d’esprit lorsqu’il déclare, dans un entretien avec APA, qu’il faut "panser les blessures dans un esprit de coopération et de pardon bannissant les règlements de compte". "Il faut dépasser les contradictions. Nos sociétés africaines n’aiment pas les réglements de compte et nous allons vivifier cet héritage une fois au pouvoir", fait remarquer M. Lô. Selon lui, Ould Maoulond, son candidat, est favorable à la constitution d’un gouvernement d’union nationale et à la réintégration de la Mauritanie dans l’espace CEDEAO. Sous un autre registre, le jeune candidat Zein Ould Zeidane (40 ans), promet de créér 120.000 emplois pour les jeunes et de construire 30.000 logements pour les couches pauvres de la société. La rupture des relations diplomatiques avec Israel fait l’unanimité chez bon nombre de candidats tels que Mohamed Ould Maouloud, Saleh Ould Hanena, Messaoud Ould Boulkheir qui envisagent d’en faire la première mesure d’un mandat de cinq ans. Un million cent trente mille six-cent trente électeurs mauritaniens votent le 11 mars dans 2 378 bureaux de vote pour élire un nouveau président de la République, dernière phase du processus de transition déclenché après le coup d’Etat du 3 août 2005 qui a emporté le régime du président Maaouaya Sid’Ahmed Ould Taya. Par Omar Dieng, envoyé spécial OD/mn/APA 02-03-2007
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