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APA - Nouakchott (Mauritanie) La campagne pour l’élection présidentielle en Mauritanie, du 11 mars prochain, entamée depuis le 24 fevrier dernier, reste dominée par une concurrence dans l’installation des Khaimas (tentes), ornées des portraits des 19 candidats et qui longent pratiquement toutes les grandes avenues et occupent les principales places publiques de la ville, a constaté APA mercredi à Nouakchott, la capitale mauritanienne. Des tentes de tissus blancs fastueusement meublées, ornées de portraits de candidats et dotées de gigantesques haut-parleurs crachant de la musique, de la poésie ou des passages du programme électoral. Pour compléter le décor, le thé à la menthe y est servi jusqu’à des heures tardives de la nuit. C’est le lieu de rappeler que la khaima, de par l’attachement que lui vouent les Mauritaniens, occupe une place centrale dans les grandes manifestations, que ce soient des cérémonies de mariage, de baptême ou des campagnes électorales. Symbole d’hospitalité et de dignité, cet habitat traditionnel continue d’être jalousement conservé par le peuple de Chinguitt (ancienne appellation de la Mauritanie) et trône côte à côte avec les buildings et villas les plus somptueuses. Les tentes de campagne attirent pendant la nuit de grands nombres de visiteurs qui ne soutiennent pas forcément le candidat en question mais qui souhaitent écouter la musique et observer les scènes de danse féminine qui prennent souvent l’allure de compétitions. Des sommes énormes d’argent sont mobilisées pour la location de véhicules, de tentes, de meubles et de matériels de sonorisation, sans parler de la confection des photos et supports de propagande, du carburant, des honoraires des troupes musicales et autres dépenses. La quasi-totalité des analystes politiques à Nouakchott s’accordent cependant à dire que ce faste n’a pratiquement pas d’effet sur les intentions de vote des électeurs qui sont plutôt guidées par d’autres considérations dont notamment les liens familiaux ou tribaux. Sur le terrain, la concurrence sera des plus rudes et il est largement exclu qu’un des candidats puisse passer au premier tour. Ce qui ouvre la voie à un nouveau bras de fer entre les deux premiers, le 25 mars 2007. A Nouakchott, la concurrence entre candidats se manifeste aussi à travers des défilés de véhicules arborant les portraits des candidats qui flottent aussi sur les devantures des maisons et des commerces privés. MOO/of/APA 28-02-2007
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