Le Mauritanien - Journal électronique mauritanienBonjour
Ahmed Ould Daddah
candidat à la présidentielle mauritanienne de mars 2007
APA - Nouakchott (Mauritanie) Le président du
Rassemblement des forces démocratiques (RFD), Ahmed Ould Daddah, a proclamé,
vendredi à Kiffa (600 Km à l’Est de Nouakchott), sa candidature à l’élection
présidentielle mauritanienne prévue le 11 mars prochain.
Figure emblématique de l’opposition à l’ex président Maaouya Ould Taya, le
leader du RFD avait été par deux, candidat malheureux à la magistrature suprême,
en 1992 et 2003, contre le même Ould Taya.
En choisissant la 3ème ville du pays du point de vue démographique après
Nouakchott et Nouadhibou, pour officialiser sa décision, Ahmed Ould Daddah se
singularise d’une certaine manière, étant le premier et à ce jour, la seule
personnalité à avoir annoncé sa candidature à partir d’une ville autre que la
capitale.
Le RFD qui est membre de la Coalition des forces du changement démocratique (CFCD)
a obtenu 16 des 95 sièges de député de l’Assemblée nationale issue des élections
législatives de novembre et décembre.
« C’est dans l’intérêt de la Mauritanie et afin de permettre au pays d’accéder,
en toute sécurité, à l’après transition, que j’ai accepté cette responsabilité
que mon parti et de larges franges de la société m’ont demandé d’assumer », a
déclaré Ould Daddah lors de l’impressionnant rassemblement qu’il a présidé à
Kiffa.
Il a dit être porteur d’un projet axé sur "le renforcement des fondements de
l’unité nationale et de symbiose sociale entre toutes les composantes du peuple,
à travers une entente sociale réelle et globale caractérisée par la justice, la
tolérance et le pardon ».
« Tout cela sera réalisé dans un consensus national, en tournant la page du
douloureux passé ", a expliqué Ould Daddah, qui assume actuellement la
présidence tournante de la CFCD.
Le candidat s’est également engagé, dans une évidente référence aux « déportés
», à garantir à « tout individu vivant à l’étranger dont la mauritanité est
prouvée, à recouvrer ses droits de citoyenneté et tout ce qui s’y rattache ».
Il a ajouté qu’il oeuvrera, en cas d’élection, à jeter les fondements de la
démocratie et des libertés publiques et à réhabiliter les « entreprises
publiques et l’administration au service du peuple et d’une justice équitable ».
Soulignant son intérêt particulier à la Mauritanie profonde, le président du RFD
a exprimé son intention de « réaliser un développement régional équilibré et une
répartition équitable des richesses nationales entre les wilaya (NDLR : régions)".
Un plan d’urgence, devait-il préciser, sera mis en oeuvre pour "désenclaver les
régions de l’est et promouvoir leurs ressources agricoles et pastorales afin de
relever le niveau de vie des populations".
Ould Daddah, qui avait, il y a quelque temps, vigoureusement dénoncé
l’impartialité des militaires au pouvoir dans le processus électoral, a invité
la classe politique à se « concerter pour saluer, dans les honneurs, les
commandements de l’Armée et des forces de sécurité et leur accorder la place de
choix qui leur sied après l’accomplissement de cette oeuvre grandiose ».
Il a cependant, une nouvelle fois, appelé les « autorités à parachever l’étape
de la transition, dans un climat de transparence et de neutralité de
l’administration ».